2026, trouver le juste équilibre

Dans cette première newsletter de 2026, nous avons eu envie de partager avec vous l'équilibre qui s’exprime à travers notre quête incessante du beau dans le bon et du bon dans le beau, qui relie les mots et les images, et qui nous anime à chaque saison.

Tambouille Interne
3 min ⋅ 29/01/2026

En 2026, nous vous souhaitons de trouver le juste équilibre

© Mickaël A. Bandassak et Bertille Miallier

LE BEAU “La poésie ne s’explique pas de façon sensée”.

Teddy Chawa est comédien depuis ses 12 ans, il en a 30. Depuis, il a joué au Théâtre de l’Odéon, à Avignon, dans la série sur NTM Le Monde de demain, et surtout il écrit de la poésie sous le nom de Les Poèmes Masqués. Rencontré aux Deux Magots, lors des Soirées Apollinaire où il a déclamé un poème qui transportait les auditeurs dans un théâtre évanescent, il est la personne idéale pour discuter de la beauté du monde et de l’écriture qui la porte.

© Julien Lienard

Quelle est ta définition du beau ?
La beauté aujourd’hui c’est le partage, l’élan collectif. La société dans laquelle on vit pousse à l’individualité qui peut être une bonne chose dans certains contextes, mais qui, poussée à l'extrême, peut devenir dangereuse. Se retrouver avec des gens qui partagent nos tristesses nos peurs… la mise en commun des expériences de la vie c’est ça qui est beau et qui me sauve. Ça me permet de faire abstraction de la cruauté du monde.

La poésie a-t-elle une puissance particulière pour évoquer ce beau ?
C’est un moyen d’évocation très puissant car la poésie fait appel à tous les sens et n'est pas de l’ordre du rationnel. La poésie ne s’explique pas de façon sensée. Elle te transporte de façon inexplicable. Les raisons pour lesquelles les personnes sont touchées sont parfois inintelligibles. La puissance est dans cette irrationalité. 

Quelle est ta tambouille interne quand il s’agit d’écrire ?
J’écris souvent en musique, c’est un reste de ma pratique du rap. Je note des débuts de poème, une phrase sur mon téléphone. Et puis le soir, je me pose, je mets des instrus de rap, du piano, de la soul, du jazz, du r'n'b, selon mes envies du moment et selon mon élan premier vis-à-vis du poème. J’écris d’une traite, toujours sur mon téléphone. Ça peut durer toute la nuit. Ensuite je ne modifie rien. Si j’aime toujours le poème après une semaine de relecture quotidienne, je le garde, sinon je l’archive.

Une reco musique pour qui voudrait écrire de la poésie ?
Ça ne sera pas la même musique que l’on écrive sur la politique, l’amour ou ses rêves. Pour rester dans l’onirique, je pense à une artiste qui me fait entrer dans des états de méditation intense : Sophye Soliveau. Mon père m’a fait découvrir Earl Klugh qui m’inspire beaucoup mais je n’ai pas encore écrit dessus. Peut-être que les personnes qui lisent ceci le feront avant moi !

LE BON Les salons de thé terrasseront-ils les coffee shops ?

© Laurent Dupont - Ogata

Riez. Mais n’ignorez pas que la consommation de thé a bondi de 60% en France ces vingt dernières années et le matcha latte vole souvent la vedette au café latte dans les coffee shops. Ces derniers mois, Télérama, Madame Figaro, Time Out et Le Fooding ont consacré des articles sur le pullulement des coffee shops en France : il y en a un qui ouvre chaque jour à Paris. Et tous se demandent pourquoi ces petites échoppes où les branchés se croisent sans un mot car encore endormis, se multiplient comme des gargotes de vendeurs de CBD. Réponse : ce serait un bijou de rentabilité économique. Cette croissance atteindra-t-elle son paroxysme jusqu’à l’explosion de la bulle café ? Si cela devait arriver les salons de thé sont prêts ! Forts d’une culture ancestrale et élégante où la cérémonie du thé s’adapte au goût des convives, ces lieux de dégustation donnent une autre vision des interactions humaines. On y prend le temps de sentir les variations des arômes et de la conversation au rythme des infusions performées plusieurs fois sur les mêmes feuilles de thé. On s’y écoute et on s’y éveille. Alors que dans un coffee shop on se réveille à peine sans s’écouter.

Quelques adresses :
Wistaria
OGATA
- SABŌ
Tomo

LA PÉPITE Inoxydable

Comme dans toutes les agences, au moment de Noël, nous nous soumettons avec délice au rituel du Secret Santa. Le déjeuner du tirage au sort est presque aussi festif que la cérémonie de remise de cadeaux le jour de la Christmas raclette tant attendue. La table dressée par Adèle est magnifique d’attentions. Les Negroni trinquent en dehors de notre volonté, et les premiers papiers sont déchirés. Stupeur. Les deux seuls hommes de l’agence ont reçu le même objet, offert par deux personnes différentes. Les grands esprits se sont rencontrés autour… d’un presse-citron en inox.
Au-delà de la joliesse et de la praticité incontestables de l’objet, au-delà de l’ivresse des negroni, notre sens de l’analyse n’a fait qu’un tour. Et le Noël d’entreprise s’est transformé en conférence sur la façon dont l'esthétique de la restauration professionnelle a gagné nos intérieurs. Plan de travail en inox, coupes à glace, plateau de fruits de mer comme chez l’écailler, araignées et louches exposées au coin de la cuisinière comme des sculptures, l’inox est entré dans nos maisons comme un signe extérieur d’expertise et de maîtrise des arts du goût. Une incursion que l’on valide à 1000%.

Et si vous cherchez des adresses de fournisseurs, voici les nôtres :
Le Comptoir de la Table
Dejima
Japanese Knife Company




Tambouille Interne

Par Les Digitalistes

Les Digitalistes est une agence éditoriale & créative fondée en 2014, basée à Paris. Elle accompagne les acteurs de l’univers de l’art de vivre dans l’élaboration et la production d’une narration rédactionnelle et visuelle.